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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 18:07

 

La jeune Chloé, 15 ans, a été retrouvée saine et sauve dans le coffre de la voiture de Kamel Bousselat. 

La jeune Chloé, 15 ans, a été retrouvée saine et sauve dans le coffre de la voiture de Kamel Bousselat.

Chloé, 15 ans, enlevée le vendredi 9 novembre puis retrouvée dans le coffre d'une voiture en Allemagne, dévoile peu à peu ce qu'elle a subi pendant une semaine. Restée silencieuse depuis son retour dans sa famille à Barjac (Gard), l'adolescente s'explique, pour la première fois mais visage flouté, dans le magazine 66 Minutes, diffusé dimanche sur M6 à 17 h 15
La journée dans le coffre, puis une sortie la nuit

 
L'adolescente revient sur la scène de son enlèvement, au moment où elle rentre chez elle, en scooter. «J'ai passé le portail, je me suis garée près du garage et il y a un homme qui est rentré dans la cour et m'a demandé si mes parents étaient là. Je ne m'y attendais pas, j'étais dans ma propriété. C'était pas devant, c'était dedans, c'est quand même assez grave (...) Il me dit de venir. Bon je vais pas venir, j'essaie de partir en courant. Je suis tombée, il m'a menée jusqu'à la voiture (...) et on part. Où ? Je ne sais pas. Le lendemain, j'étais quand même en Italie», raconte Cholé. Les premières longues heures de son enlèvement, elle affirme les avoir passées dans le coffre de la voiture. Elle en sort, une première fois, tard dans la nuit de samedi, lendemain de l'enlèvement. Et c'est tous les jours le même scénario. Dans le coffre, puis une sortie la nuit.

«Je ne rentrerai jamais chez moi»

Quand la voiture roule, l'adolescente se retrouve dans le coffre. «Oui. On roule comme ça. En quelle direction ? Je ne sais pas non plus parce que je me suis retrouvée en Allemagne. Au début ça a été difficile et je ne comptais pas me battre autant», raconte t-elle. «Qu'est ce que tu te dis ? A quoi bon ? Tant pis ?», lui demande la journaliste. «Exactement. J'ai baissé les bras et je me suis dit... je ne renterai jamais chez moi, c'est pas possible parce que comme on le sait souvent quand ce genre de choses arrivent, c'est rare que ces personnes (les personnes enlevées ndlr) rentrent chez elles. Et là, ça a été horrible pendant plus de 24 heures. J'étais anéantie, je comptais me laisser aller», répond l'adolescente.

«Je rationnais ce que je mangeais»

Elle relate également comment elle était nourrie, durant cette folle semaine, par son ravisseur : «Il avait fait des courses, une fois dans la semaine, donc il disait de ne pas m'inquiéter, de manger. Mais moi je savais qu'on était dans de pas très bonnes circonstances, donc je rationnais ce que je mangeais. Je ne me nourrissait pas beaucoup mais je mangeais.» Et le comportement de son agresseur? Chloé souligne: «Etrangement, il a essayé de me dire de manger, de me reposer, il ne voulait pas me faire de mal directement. Après, ça ne veut pas dire que je n'ai pas subi d'autres choses mais c'est tout ce que je pourrais dire».

«A chaque fois que je sortais, on était dans un endroit isolé»

«Il disait que je retrouverai ma famille avant les fêtes de Noël. Je m'attachais quand même à ça : bon, il me dit que je vais rentrer chez moi. Est-ce que c'est vrai, je le sais pas mais je m'attachais quand même à ça, c'est important. Mais pourquoi, qu'est ce qui m'attendait, qu'est ce qu'il voulait de moi, je lui ai posé la question. Il me disait : «Tout ça tu le sauras bientôt». A chaque fois que je sortais du coffre, on était dans un endroit isolé, donc pas de panneau», ajoute t-elle. 


«Je me suis dit : faut pas que je baisse les bras»

Chloé dit avoir hésité à prendre la fuite. «J'y ai pensé, mais après quand j'ai regardé les circonstances dans lesquelles j'étais, par exemple dans les bois. On faisait deux, trois kilomètres de forêt, donc même si j'avais pu partir qu'est ce que j'aurais fait toute une nuit ? J'aurai pu me perdre et mourir dans la forêt ou ne pas retrouver mon chemin. Il m'aurait retrouvé le lendemain, c'était fini pour moi, par panique il aurait pu me tuer ou autre. Donc oui, j'ai étudié les circonstances et je me suis dit est-ce que je le fais ou pas ? J'ai été tenté. Mais après j'ai réfléchi avant de le faire donc non, je ne l'ai pas fait.»

«Toutes ces étoiles, c'est des gens qui pensent à toi»

«Quand j'entends ma mère à la radio, le dimanche soir, je me dis : Waouh ma mère ! Ca m'a aidé parce que les deux premiers jours ont été difficiles. J'avais pas l'ambition de rentrer chez moi, je me disais c'est pas possible, pourquoi ça m'arrive à moi ? Et puis quand je l'ai entendue, je me suis dit non ! Il faut pas. Ma mère est là, derrière moi, et tous les gens qui étaient là, parce qu'elle a dit qu'il y avait une vague humaine mobilisée, je me suis dit il faut que j'y arrive. Quand j'étais dans le coffre et que ça n'allait pas, je chantais, je pensais très très très fort et puis je me disais que le lendemain ça irait mieux et le soir, quand j'étais dans la voiture, je regardais dehors je regardais le ciel et j'ai vu des étoiles partout (...) Je crois que j'avais jamais vu autant d'étoiles et je me disais, tout ça c'est le gens qui pensent à moi. C'est waouh, magnifique, franchement, ça m'a boosté, je me suis dit faut pas que j'abandonne, faut pas que je baisse les bras».

«J'ai eu peur de mourir, de ne jamais rentrer chez moi.»

La peur ? Chloé l'a ressentie. «J'ai eu peur, comme toute personne à ma place. Quand on vous enlève de votre famille et de votre vie, on ne peut pas faire autrement qu'avoir peur. C'était l'inconnu pour moi. Oui j'ai eu peur. De mourir, de ne jamais rentrer chez moi.»
L'épisode douloureux pour l'adolescente prend fin à Offenburg en Allemagne, une semaine après. «C'est le moment où j'ai eu le plus peur parce qu'il y a eu une course poursuite. Je ne le savais pas de l'intérieur du coffre, je ressentais juste qu'il y avait des secousses et pendant le trajet, on avait pris pas mal de virages, je pensais qu'on était dans une montagne et j'ai cru qu'on allait aller dans la fossé. Là, une apréhension et, au moment où on arrive sur une route lisse, droite, je me suis dit : ah ! Enfin c'est retombé. Et puis là, d'un coup un impact énorme et une peur... J'entendais plus rien».

«J'ai dit aux gendarmes : je suis Chloé Rodriguez. I am rescaped»
 
Elle poursuit: «J'ai paniqué, j'ai senti une odeur, j'ai cru que la voiture était en train de brûler alors que c'était juste les airbags. J'ai cru que j'allais finir dans le coffre, là, toute seule. J'ai essayé de voir s'il y avait quelqu'un dans la voiture et ça ne répondait pas, on entendait juste les essuie-glaces qui battaient, je me suis dit ça y est il est  dans la voiture, c'est fini pour moi. Là, j'ai craqué, j'en pouvais plus et quand les gendarmes ont ouvert le coffre (…) je suis sortie, je me suis jetée dans les bras de l'un d'entre eux, je crois qu'il m'a prise pour une folle. Ils m'ont demandé mes papiers, j'ai dit : pas de papiers, je suis Chloé Rodriguez, I am rescaped».

Aujourd'hui, elle voit «tout positivement»

Aujourd'hui, Chloé tente d'oublier et dit que tout va bien: «Je vois tout positivement, des fois c'est même moi qui réconforte ma mère...» Côté judiciaire, une information a été ouverte pour enlèvement et séquestration mais vise également d'éventuels faits de 

LeParisien.fr

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/chloe-l-adolescente-enlevee-a-barjac-parle-pour-la-premiere-fois-24-11-2012-2351767.php

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  • Ce jour arrivant à  la soixantaine, j'avais un idéal de vie, débutant comme secouriste, puis Pompier de Paris, Policier à 20ans, poursuivant mes études pour ma carrière, puis....
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