Moi même et ma fille sommes bien évidemment très contente pour Philippe, qu’il puisse retrouver enfin une vie professionnelle où il pourra s’épanouir  mais aussi pour nous, la famille constituée, que nous puissions enfin vivre et retrouver une vie normale.

Philippe a bien évidemment obtenu copies des certificats pour sa reprise de service et les a donc envoyé dans l’instance, au service RH de l’école de Gendarmerie de Rochefort, qui le gère depuis sa mise en CLDM.

15 jours se passe pour qu’au début du mois de septembre 2011, Philippe apprend par ce service RH de Rochefort que les papiers concernant sa reprise de travail ne sont toujours pas établis et encore moins signés. 

Par incidences et par cette situation anormale, notre fille sera alors inscrite dans l’urgence dans une école privée sur notre lieu de résidence,  pour qu’elle puisse commencer sa scolarité de classe de première dans de bonne condition et surtout pour l ’année de son bac de Français.

Les papiers tardant à venir se devraient d’être déjà à la direction de la Gendarmerie Nationale, rue Saint Didier à Paris et visiblement aux bons soins du service RH, commandé par le  » Général Ponpon  », grand parrain protecteur du  » lieutenant-colonel petit coq  ».

Philippe appellera deux à trois fois par semaine ce service RH de Rochefort pour savoir  quelle est la position administrative dans laquelle il se retrouve.

Le mois de septembre s’écoulera ainsi, en vain.

Le mois d’octobre aussi en partie avant que le fameux service RH de la Gestion des spécialistes ( BPSOGV ), ce après un entretien verbal téléphonique et un courriel envoyé sur l’adresse de messagerie civile de Philippe, lui donne enfin une liste de postes SIC potentiellement vacants et à pourvoir.

Philippe et à ce moment, devra effectuer des choix possibles.


hautes-alpes  On lui propose ainsi le service SIC de Gap, dans les hautes – Alpes. Le poste lui semble être bien alléchant, compte tenu de sa situation géographique.

Lui est également proposé une place au CATC de Bordeaux, au service SIC de la paye Gendarmerie.

Une place également à Dijon, en service SIC, etc ….

Philippe téléphonera au service SIC de Gap, à titres de renseignements car ce poste lui plaît visiblement beaucoup,un peu moins pour nous sa famille, ce en regard de l’éloignement d’avec mes proches.

Il aura comme correspondant un certain Major C, chef du service SIC de Gap et dont le nom interpelle immédiatement Philippe. Ils parlent quelques minutes au téléphone et raccrochent. Il rappelle immédiatement son ami Eric D et lui dit :

- Dis, le service RH BPSOGV me propose une place à Gap, en service SIC Groupement. Le poste de chef de service est occupé par le Major C ( ! ), cela ne te rappelles rien ?

Bien sûr que si que cela lui rappelle quelque chose et surtout de bien mauvais souvenirs puisque ce Major C se trouvait avec Eric D, au service SIC de l’ école de Gendarmerie de Chateaulin,  futur lieu de vente en ligne de figurines militaires mais aussi pour de sombres faits s’y étant produits. Et l’attitude de ce fameux Major n’a pas été des plus exemplaires, parait-il ( ! )

Philippe ne prendra pas ce choix de poste, par cet état de fait.

Il téléphone ensuite à Bordeaux pour obtenir des renseignements sur le poste à pourvoir et il est mis en relation avec un Gendarme qui ne lui explique que très peu le fonctionnement du service de la paye Gendarmerie sauf pour l’informer que c’est un poste mixte mutualisé avec l’Armée de terre. Ce gendarme évoque aussi des programmes  » Cobol  » qui font fonctionner le traitement de la paye sur un serveur informatique.

Philippe n’a pas une vue très objective de la chose mais se dit qu’après tout, la situation géographique et le climat de Bordeaux conviendront non seulement pour lui mais aussi pour les problèmes de santé de notre filleIl attend donc un emploi offrant des conditions similaires à ce qu’il avait auparavant à Cahors.

Après nous en avoir parlé, il téléphone le lendemain à Bordeaux mais il est aiguillé ce coup-ci vers une employée civile qui ne lui donnera d’autres précisons que pour lui dire que le chef de service du CTAC de Bordeaux – Service de la Paye Gendarmerie est  un Major de l’armée de terre.


Bordeaux - Ecole de la Magistrature  Qu’importe, il annonce qu’il va concourir pour ce poste et qu’à priori, il pourrait y être affecté rapidement.

Après avoir fait ce choix, Philippe envoie au service RH BPSOGV – Gestion des spécialistes SIC, son choix arrêté pour ce poste de Bordeaux et sera ainsi dans l’attente d’un ordre de mutation signé, pour que soit officialisée sa reprise de service.

Cet ordre de mutation ne lui sera envoyé signé que le 24 octobre 2012  et  Philippe ne le recevra que sur sa boîte de courriel civile, soit près de deux mois et demi après l’officialisation et l’accréditation à sa reprise de travail, qui se devait alors d’être effective.

Appellons cela, une digne gestion RH rationalisée.

NDLR : précisons que cet ordre de mutation reçu ainsi signé le 24/10/2011 mais réellement émargé le 20/10/2011, stipule une affectation au 01/11/2011soit six jours plus tard ( ! )

Le 25 octobre 2011, Philippe prend attache avec la caserne BATTESTI de Mérignac, lieu où à priori et après renseignements, il pourra obtenir un logement de fonction.

Rendez – vous est donc pris pour le 26 octobre 2011 en début d’après – midi.


Logement caserne Battesti Accompagnée de mon mari, nous nous rendons le lendemain dans cette caserne BATTESTI et nous nous présentons au service casernement qui gère les logements. Une adjudant – chef que nous nommerons  » Miss Leopard » charge alors un simple GAV de nous faire visiter le seul appartement qui serait libre pour cette caserne.

Elle ne nous accompagnera pas pour cette visite.

NDLR : ultérieurement et après information, il s’avèrera qu’il n’y avait pas qu’un seul logement vacant à ce moment là …

Le choc fut rude en ouvrant la porte de ce logement. Dans un état de saleté infâme, d’une salubrité douteuse quant à son installation de terre électrique dans la cuisine.

En trente de carrière, mon mari n’a jamais vu se voir proposé un tel appartement, dans un tel état. Son dernier appartement de fonction à Nogent sur Marne, bien que lui aussi insalubre ne l’était que moins par rapport à celui que la caserneBATTESTI lui propose alors.

Philippe fait le tour de ce logement en observant. Il a été auparavant et en milieu Gendarmerie, électricien de part ses fonctions ; il ne tarde pas alors à remarquer que la salle de bain de l’appartement ne possède pas de différentiel 30 Ma sur le tableau électrique. Il relève aussi des maillages de terre électrique non conformes dans la cuisine.

Dans la salle à manger, des dalles de sol sont décollées et la nature des matériaux utilisés lui laissent alors quelques interrogations  qu’il s’empressera par la suite d’éclaircir.

5 minutes se sont passées. Nous avons visité. Ce n’est pas acceptable pour une famille constituée comme la nôtre, ce n’est pas décent et ce n’est surtout pas à nous, d’entrevoir et d’assumer une réfection de logement qui à vue de nez frôle les 3000  euros.

Philippe est un gradé de Gendarmerie qui est très déterminé dans ses actes.

Il va donc aller voir le responsable du bureau infrastructure – équipements de la Région de Gendarmerie d’ Aquitaine, pour lui rendre compte des réflexions qui sont amenées à apparaître à la vue de cette visite de logement.

Il est donc reçu par un capitaine que nous dénommerons désormais le capitaine  » AMELI  ».

Philippe lui déclarera qu’il ne prend pas parties pour ce logement, à la vue de son état, que ce logement est entièrement à refaire, du sol au plafond. Il lui fait état de sa non conformité électrique et des dangers que cela peut représenter pour ses occupants. Le capitaine  » AMELI  » souhaitant alors cesser l’entretien demande donc à Philippe de lui adresser un compte rendu écrit, avec les remarques qu’il souhaite y voir figurées.

Avant de quitter cette caserne, nous croiserons encore l’adjudant – chef  » Miss Leopard  » et Philippe l’informera également de cette non prise en compte et lui fera également la remarque qu’il y a eu plus que du laisser – allez, dans ce que les militaires dénomment usuellement  » l’état des lieux sortants  » pour ce logement, aspect qui concerne bien évidemment cette responsable du service casernement de la caserne BATTESTI.

La même après – midi, nous irons à la caserne Nansouty de Bordeaux, lieu où le CTAC  est implanté. Philipppe rencontrera son futur chef de service, un Major Militaire que nous nommerons  » coeur de lion  » ; ce Major informe Philippe que la hiérarchie militaire du CTAC n’est absolument pas informée de son arrivée. Philippe en bon militaire prévoyant lui remet alors une copie de l’ordre de mutation qu’il a reçu sur sa boîte de courriel civile.

Étant prévu à travailler dans cette caserne 4 jours plus tard, Philippe évoque avec ce Major la problématique de logement qu’il a  avec la caserne BATTESTI de Mérignac.

De fait, Philippe demande au Major s’il n’y a  pas un bureau logement militaire qui pourrait lui trouver un logement provisoire aux fins qu’il puisse quand même aller travailler, en attendant que ce problème  » BATTESTIEN  » ne se résolve.

Philippe aura par les militaires de la caserne NANSOUTY de Bordeaux, l’accréditation à se loger à titre payant, pour une  » Piaule  » de 9 Moù il n’y a qu’un lit et une armoire, lui permettant ainsi de pouvoir reprendre le travail comme cela était prévu. Il devra par effets, s’ acquitter d’une quittance bi – mensuelle de loyer  et prendre également une police d’ assurance pour en couvrir l’occupation qu’il fait de ce logement.

De retour chez nous, Philippe rédige un courrier au capitaine  » AMELI  » sur lequel il stipule qu’il ne prend pas en compte le logement qu’il a visité à la caserne BATTESTI, ce en regard de son état plus que douteux et qu’il attend de la Région de Gendarmerie d’Aquitaine, soit une prise en charge complète quant à la réfection de cet appartement ou tout simplement, qu’on lui fasse une proposition de relogement qui soit acceptable et décente, pour un militaire et sa famille constituée.

Il informe cet officier qu’il a du prendre location d’un logement militaire à ses frais, en regard de la situation générée par la caserne BATTESTI. Ce logement militaire est au départ accrédité pour une période de  » deux mois maximum  » et Philippe espère de fait, une réactivité conséquente de la hiérarchie dirigeante de Mérignac.

Le Mardi 8 Novembre 2011, à la caserne NANSOUTY de Bordeaux, Philippe reçoit un courrier non affranchi où figure son grade et son nom. L’enveloppe qui vient de lui être remis contient  une décision d’attribution d’office pour le logement que nous avons visité le 26 octobre 2011 et pour lequel Philippe a émis des réserves, aux vues de son état inacceptable. Cette décision a été signée le 28 octobre 2011soit deux jours après notre visite, par un colonel que nous nommerons désormais comme étant le  » colonel Marmiton », lequel commande par suppléance la  Région de Gendarmerie d’ Aquitaine.

Notons aussi au passage le nom de son illustre chef hiérarchique qui commande alors cette grande et belle région de Gendarmerie, en l’espèce le Général que nous dénommerons aussi comme étant  » le Général Kermit  ».

La décision précitée étant accompagnée d’un récépissé, Philippe ne le paraphera pas et avertira la caserneBATTESTI qu’il va adresser un courrier au  » colonel Marmiton  ».

Le lendemain, Philippe rédigera un courrier en Lettre A/R par lequel il sera demandé à la Région de Gendarmerie d’ Aquitaine de bien vouloir remettre en état et en conformité le logement à leurs frais, ce en terme d’enveloppe budgétaire mais aussi en termes de moyens humains à y apporter, pour se faire.

Philippe demande également que si cette réfection ne peut être envisagée, de rentrer alors dans un cycle de mise en compétition de logements, pour cette caserne de BATTESTIou pour toutes autres casernes, système qui est bien établi et qui se veut par définition, égalitaire en matière de droits, entre les individus.

Philippe en dernier ressort  lui exprime son souhait de recevoir de sa part de nouvelles propositions  et qu’il reste ainsi dans cette attente.

Philippe aura donc commencé ce nouveau travail au CATC – service de la paye Gendarmerie  qu’au début du mois de Novembre 2011 et ce dans des conditions complètement anormales. Le voici à nouveau écarté de sa famille qui ne peut suivreen raison d’un logement qui n’est pas décent. Nous serons aussi obligés de fait, de garder notre location civile.

Bien qu’ayant essayé au départ, de manger au Mess militaire de la caserne Nansouty, Philippe restera définitivement allergique à ce type de restauration collective, ce qui le rend malade à  chaque fois. Il se nourrira  alors  exclusivement de  sandwich  pris aux repas du midi. Il sera obligé d’aller acheter de la nourriture  » type traiteur  » pour se restaurer aux repas du soir. Philippe n’a pas de  » Frigo  » dans sa piaule. Il n’a pas de moyen de locomotion. Il vient en train pour la semaine. Mentionnons que cette situation durera une année.

Ma fille restera scolarisée pour son année de classe de première, dans l’école privée située sur notre lieu de résidence.

Pour ma part, je suis à ce moment là déjà engagée pour plusieurs mois, à suivre un cursus de formation d’assistante maternelle, lequel a été payé par le conseil Général de mon département.

Nous revivons de fait  et  à nouveau, la même situation et peut-être même en pire, de ce que nous avons déjà vécu pour l’année que Philippe a passé sur la région Parisienne à Rosny sous Bois.

L’employée civile qui travaille avec le gendarme responsable –  chargé de la paye Gendarmerie à Bordeaux sera désignée pour expliquer à Philippe les principes et les procédures d’établissement des processus informatiques liés à la solde Gendarmerie.

Philippe se retrouve rapidement  » à la ramasse  » car il n’est pas ce que l’on dénomme couramment  » un informaticien Pur  », c’est à dire ni plus ni moins qu’un Gendarme issu de la spécialité  » TAI  », spécificité qui permet la bonne programmation de serveurs informatiques de type Unix mais aussi lié à l’élaboration et à la parfaite compréhension de scripts de solde ( shell ), lesquels manipulent eux – mêmes des portions de programmes informatiques écrites en langage Cobol. Un vrai casse – tête pour Philippe, qu’il décrira comme étant réservé uniquement qu’ aux initiés.

Philippe ne détient, aux titres de ses diplômes militaires, qu’un CT1 Mixte Technique et exploitation radio – télégraphiste qu’ il a obtenu en 1988 ; il a néanmoins reçu une équivalence en 2005d’un diplôme D.T.M.I, aux vues de son expérience professionnelle acquise pendant plus de 20 années, dans le domaine des télécommunications militaires, du domaine de la téléphonie dite d’entreprise et du domaine de la maintenance informatique appliquée aux utilisateurs de terrain, en Gendarmerie.

Nous pouvons donc transposer son équivalence DTMIcomme étant un diplôme qu’il aurait obtenu par unprocessus de VAE en milieu civil.

Après 3 semaines à essayer de comprendre un aspect métier pour lequel il ne peut malheureusement pas se transposer, faute d’en avoir les préceptes nécessaires, Philippe se voit dans l’obligation d’en informer le chef hiérarchique du CTAC, en la personne du commissaire – Colonel que nous dénommerons  » Grand Chef CTAC  ».

Ce  commissaire – colonel  est un militaire que Philippe décrira comme étant une personne  d’une grande honnêteté intellectuelle  mais aussi soucieux de l’aspect humain qu’il entend prodiguer à ses subordonnés, pour exercer l’art de son commandement.

Philippe évoque alors avec lui sa problématique au travail, sur ce poste qui vient de lui être proposé, par le service RH Gendarmerie – gestion des spécialistes BPSOGV.

Il ne comprend pas qu’il ait été mis sur un tel poste alors quela raison existentielle de ce service de gestion des personnels spécialistes est justement de recenser les compétences professionnelles des militaires et ainsi de pouvoir ensuite les affecter,  en bonne intelligence  sur l’ensemble des postes à pourvoir.

Toujours est-il que Philippe ne peut continuer dans ce poste de travail typiquement  » TAI  » , sans devoir mettre en péril le système de solde Gendarmerie et faute de quoi, les Gendarmes ne seraient plus payés  ( ! ), un bug à  la   » LOUVOIS  »,  avant l’heure ( ! ).

Le commissaire – colonel comprend très bien la situation. Il demandera à Philippe de lui fournir des documents explicatifs quant à cette situation au travail, de façon qu’il puisse alors établir lui même un compte rendu à la hiérarchie Gendarmerie, pour que Philippe puisse être affecté sur un type de poste qui soit  en regard de ses compétences réelles et acquises et que surtout, le CTAC de Bordeauxpuisse recevoir un personnel Militaire Gendarme formé pour intervenir efficacement sur ce type très particulier de poste de travail.

Dans cette attente, il sera convenu par le commissaire colonel  » Grand Chef CTAC  » mais aussi par le Major  » coeur de lion  », que Philippe travaillera à la maintenance informatique et téléphonique, ce au profit des personnels militaires et civils du CTAC, en attendant que le RH Gendarmerie affecte Philippe sur un autre poste.

Antenne Dirisi Nansouty

Mentionnons toutefois que les nouvelles fonctions de Philippe établies et accréditées par la hiérarchie militaire du CTAC, empiètent sur le champ d’application et des responsabilités de l’antenne DIRISI de la caserne NANSOUTY de  Bordeaux.

Nous sommes à ce moment là, à la fin du mois de Novembre 2011 et Philippe se voit avisé par une lettre recommandée, qu’une commission mixte SGAP / Santé / Gendarmerie a été organisé par la hiérarchie dirigeante de la caserne BATTESTI, pour statuer sur l’état de salubrité du logement de fonction qui lui a été attribué d’office par le  »colonel Marmiton  » .

Une visite du logement contesté est donc prévue pour le 7 décembre 2011 à 14H00.

La veille de cette visite, Philippe se rend à la caserneBATTESTI pour y effectuer des démarches administratives, en particulier pour signer et prendre connaissance de façon officielle, de son ordre de mutation au CATC de Bordeaux.

Il en profite pour aller voir le chef du bureau Infrastructure / équipement, le capitaine  » AMELI  », pour lui signifier qu’il sera bien au rendez vous du 7 décembre à 14H00.

Il lui posera alors la question suivante :

 » Mon capitaine, je souhaiterais visiter à nouveau ce logement ?

 - Y a-t-il eu quelque chose de fait dans ce logement, depuis ma dernière visite ?  »

Le capitaine  » AMELI  » répond alors que rien n’y a été fait et qu’il n’autorise pas Philippe à en faire une nouvelle visite.

Le lendemain, 7 décembre 2011, Philippe se rend à la caserne BATTESTI de Bordeaux en fin de matinée, aux alentours de 11 H 00. Il se dirige alors vers le service casernement et y rencontre l’adjudant – chef  » Miss Leopard  ».

Il lui demande s’il y a quelque chose de particulier pour la visite de l’après – midi.

Elle lui stipule alors le lieu de rendez – vous pour se faire.

Philippe lui pose la question :

 » Mon adjudant – chef, y a t-il eu quelque chose de fait dans ce logement depuis ma dernière visite ? 

 - Puis – je visiter à nouveau ce logement que l’on m’a attribué ?  »

Cette dernière répond que rien n’y a été fait et qu’il n’est pas autorisé à visiter à nouveau ce logement.

Mon mari se rendra donc à cette visite  » Commission de salubrité  » pour ce logement de fonction qui lui a été attribué d’office.

En rentrant dans l’appartement, accompagné par la hiérarchie  » Battestienne  »,  laquelle était elle – même épaulée par la présence d’un ingénieur du SGAP/STM et dumédecin – chef de Garnison, Philippe se rend compte de simple visu, que son appartement a été nettoyé de fond en comble, que les repiquages de  » terre électrique  »présents dans la cuisine à même le sol et repérés comme tels lors de notre visite du 26 octobre 2011 ont disparus.

L’appartement en reste néanmoins à refaire entièrementmalgré des colmatages maladroits à l’enduit, laissant apparaître sur les murs de çà et là, une multitude d’ impacts par lesquels l’on aurait pu croire que les  » frères Dalton  » étaient venus défourailler les plombs de leurs artilleries, sur les murs ( ! )

Philippe au préalable et en regard de ce qu’il avait vu lors de la visite initiale de cet appartement, a obtenu des renseignements auprès de sociétés qui ont fait les  » audits  » pour cette caserne. Il mentionne donc à l’ingénieur du SGAP  la présence d’amiante  non friable sur les matériaux utilisés pour les dalles de sols et en particulier celles de la salle à manger ; lesquelles sont décollées et désolidarisées Il y a donc potentiellement risque d’inhalation de poussières pour les occupants et Philippe en particulier, pense bien évidemment à la santé de notre fille. Mentionnons aussi que la colle qui assemble ces dalles de sol est également à base d’amiante.


Attention Danger !

Il ne manque pas également de mentionner la dangerosité de l’installation électrique pour les appartements de la caserne BATTESTI de Merignac, à savoir l’ absence de différentiel 30 ma sur le tableau électrique pour protéger les personnes dans la salle de bain. Il mentionne que ce type d’installation n’est pas à la norme et que cela met en danger les occupants, à fortiori les enfants.

En regard de ce qu’il vient de se passer pour cette commission de salubrité et de pouvoir juger par effets immédiats, que cette hiérarchie dont  Philippe la qualifie maintenant lui – même  de    » Junte Battestienne  »,  a menti quant à lui avoir dit que rien n’avait été fait depuis la première visite de cet appartement, Philippe annonce clairement qu’il ne prendra pas concession du logement tant que celui – ci ne sera pas remis aux normes et qu’il n’aura pas fait l’objet de réfections, restants définitivement à charges pour la Région de Gendarmerie d’ Aquitaine.

La volonté de la hiérarchie ce jour là, a été d’afficher que cet appartement pouvait être dès lors considéré comme salubre, c’est à dire habitable et que le gendarme que Philippe représentait, c’est à dire un gendarme de la base n’avait qu’un seul droit, c’était celui de se taire et d’acquiescer.

En sortant du logement, le capitaine  » AMELI  »  trouva le moyen de dire à Philippe que la Région de Gendarmerie d’ Aquitaine était prête à titre gracieux, à lui octroyer une enveloppe de 300 euros pour refaire totalement cet appartement ( ! )

Philippe précisa à cet illustre capitaine que ce n’était pas300 euros qu’il fallait mais bel et bien 3000 euros, en y incluant la main d’oeuvre à y appliquer pour se faire.

Philippe lui rappela que ce logement ne lui appartenait pas. Que l’état – Gendarmerie était concessionnaire de droit et par délégation d’un logement concédé par le bailleur,  l’ ETAT -FRANCE DOMAINE.  Ce n’était donc pas à lui à le remettre en état de décence.

Philippe qualifiera par la suite dans ces écrits, que cette commission de salubrité était une  » commission de complaisance  ».

De faits, Il continuera  à se loger dans  » sa petite piaule  » de 9 M à titre payant, nous la famille étant toujours en location pour nous loger décemment, également à titre payant.

Philippe est à nouveau en colère, non seulement à l’encontre de cette  » Junte Battestienne  » mais également à l’encontre de ce service RH – BPSOGV qui l’a affecté dans un poste où il ne peut aucunement intervenir , sur un système de solde qui lui reste définitivement étranger, faute de ne pas en avoir les bonnes compétences.

Il vient d’apprendre également par le commissaire – colonel » Grand Chef CTAC  » et avec l’honnêteté qui le caractérise, que la haute hiérarchie Gendarmerie, en l’espèce le service DRH – DGGN,  cherche à le punir quant à ce contexte au travail  alors que lui – même a expliqué, de façon légitime et tout à fait rationnelle, la situation qui n’est pas une situation normale au travail pour le sous – officier qu’il représente.

Ce sera donc la goutte qui fait déborder le vase.

Philippe annoncera dès lors au commissaire – colonel   »Grand Chef CTAC  » qu’il va effectuer de fait et conjointement, deux saisines administratives à la C.R.M   et qu’à partir de là, sa situation au CATC de Bordeaux  risque de ne plus être la même.

Il expliquera à cet officier supérieur et ce plus en détails que lors de son arrivée, des litiges qui l’opposent à l’institution Gendarmerie et qui pèsent désormais sur sa carrière depuis plusieurs années.

Philippe, entrevoyant d’avoir à formuler deux nouvelles saisines administratives supplémentaires quant à cette situation, en rédige des éditions  » premiers jets  » et les soumet à des organismes de défense du droit des militaires.

Il apprendra ainsi que le fameux  » colonel Marmiton  », lequel a entreprit de lui attribuer le soit – disant  » unique logement de fonction vacant à la caserne BATTESTI  »  n’est autre que l’officier qui était également présent dans le bureau du Général   » Tonton JoJo  », à la Direction Générale de la Gendarmerie, sous – direction de l’accompagnent du personnel, pour l’entretien du parrain de notre fille, l’adjudant Eric D, ce en regard de l’affaire des viols homosexuels commis contre de jeunes GAV à l’école de Gendarmerie de Chateaulin.

Que peut penser Philippe à ce moment là sachant que :

Le premier poste qui lui a été proposé était à Gap et que le chef du service SIC, au comportement référencé commedouteux était en poste à l’ école de Gendarmerie de Chateaulin, avec l’adjudant Eric D, parrain de coeur de notre fille.

Pour le second poste qu’on lui a proposé et que Philippe a choisi au CTAC de Bordeaux, l’on trouve également dans cette fameuse caserne Battestienne, un grand responsable lié à cette affaire et dont ce dernier, affecte volontairement à Philippeun logement qui pose problème alors qu’il y en a d’autres de libres ?

Et que dire de l’attitude du RH Gendarmerie – service BPSOGV qui affecte Philippe dans un poste où ils savent pertinemment, de part son cursus de formation, qu’il sera dans l’impossibilité d’effectuer quoique ce soit au travail, faute de ne pas en avoir les préceptes et les compétences nécessaires.

Alors que doit-on en déduire, ironie du sort, simples coïncidences, ?

Le monde  » Gendarmique est-il si petit ?  »

De mon point de vue d’ épouse de Gendarme, en colère et de part les réflexions de notre collectif,  il n’y a qu’ une expression à employer :

Cette politique odieuse et affligée à mon mari est minable et digne de gens qui le sont tout autant.

Les observations formulées par les services respectifs de la DDGN, en regard des deux saisines effectuées à Bordeaux par Philippe , lui arriveront en retour par courriers, à notre domicile familial, aux alentours du 10 Février 2012.

Philippe rédigera dans un premier temps les réparties concernant la saisine du poste de travail. Il fera au passage,rappel complet des événements litigieux qui sont intervenus et qui ont détruit sa carrière. Il fera égalementrappel de ses interventions écrites et formulées auprès des Ministres et en particulier, des courriers évoquant non seulement son affaire de Cahors mais également celle de l’école de Gendarmerie de Chateaulin, pour le parrain de coeur de notre fille, l’adjudant Eric D.

Il démontrera ensuite et sans équivoques possibles, que tous les personnels qui sont affectés dans les CTAC alors encore en place, sont des personnels issus de la spécialisté  » TAI  » et que cette spécificité est strictement nécessaire pour pouvoir intervenir efficacement dans ce contexte très particulier de travail.

Philippe produira alors à l’organisme C.R.M, la liste complète des noms et des affectations de ces spécialistes. Il fera mention que plus de la moitié de l’effectif actuel des techniciens SIC Gendarmerie ne pourraient pas être affectés dans un tel poste, faute d’en avoir les bonnes compétences.

L’administration quant à elle, n’emploiera que cette seule phrase magique, au titre de ses observations :

 » En vertu de l’article L.4121-5 du code de la défense, les militaires peuvent être appelés à servir en tout temps et en tout lieu …  ».

C’est bien beau de se réfugier ainsi derrière un article phare du code de la défense  mais sur le fond, qu’est-ce que cela veut dire :

L’on a mis mon mari dans un poste qui ne convient pas,alors peu importe qu’il plante le système de solde Gendarmerie !  Par contre, si cela arrive, on pourra enfin trouver un motif  légitime  pour  le  punir !

Alors, peu importe que cela soit dû à   » l’ânerie voulue du service – gestionnaire RH  »  qui démontre là aussi,  sa  plus  grande  incompétence !

Non, votre mari restera là où il est et dans cinq ans, nous reconsidérerons peut-être sa situation … et d’ici là, on le retrouvera peut-être pendu, aux fins fonds de sa minable petite piaule de 9 M2 et alors nous, Direction de la Gendarmerie Nationaleannoncerons par voie de presse et comme il est coutûme de le faire en pareil cas, que  c’était un Gendarme qui avait de graves problèmes personnels ou familiaux, insurmontables  mais en aucune façon, liés à l’exercice de sa fonction de militaire …

Vous vous foutez de la gueule de qui, dans ce cas présent ?

Ce que vous lui avez fait est   :   définitivement odieux.

Le traitement de la saisine du logement de fonction de la caserne BATTESTI de Mérignac  sera tout autant grandiose.

Philippe fera état de la non conformité électrique des appartements de cette caserne, mettant ainsi en danger ses occupants  par l’absence de différentiels 30 ma  pour les salles de bains. Un rapport d’expertise effectuée en début d’année 2012  sera même fourni et sur lequel apparaîtra :

‘ le tableau de répartition électrique n’est pas équipé d’un disjoncteur général différentiel 30 Ma, dont la norme  C15-100 actuelle  impose la présence.

Cet équipement est nécessaire à la protection des personnes, évitant un choc électrique  pouvant être mortel, par contact accidentel avec le conducteur de phase  ».

L’employeur Gendarmerie et en particulier les services AI et bureau infrastructure / équipements de la caserne BATTESTI de Mérignac, ne voudront rien entendre quant à ces nécessaires mises à niveau, ce au nom de la sécurité des personnes vivant dans cette caserne.

Cela en revient à dire que si un gamin s’électrocute dans la salle de bain, il aura toutes ses chance pourdéfinitivement en mourir. Aucune société d’assurance ne voudra prendre en considération ce litige, sachant qu’il y a eu désistement du Bailleur qui n’a pas voulu engager les nécessaires travaux de mise à niveau. Ce sera donc aux familles de militaires de se retourner contre l’état. Imaginez donc la situation !

L’aspect présence d’amiante non friable sera décrit par l’administration comme étant des allégations de l’adjudant Philippe L alors que ce dernier, apporte la preuve écrite de sa présence, par un rapport d’audit fourni à la C.R.M où Il est mentionné, la présence d’amiante sur tout le revêtement de sol des appartements de la caserne BATTESTI. 

Il est ainsi reproché également à l’administration de ne pas avoir fait les consignations nécessaires quant à prévenir les occupants, de la présence de ce type de matériaux et de ne pas les avoir suffisamment ou pas du tout informé, qu’ils ne pouvaient engager de travaux de type  » perçage ou ponçage  » dans leur appartement, sans en mettre leur santé en péril.

Dans ce cas présent, vous vous foutez de la gueule de qui ?

De la Gendarmerie de la base ?

Qui n’a qu’un seul droit, celui de se taire, de subir, telles des chèvres qui ne savent faire que  » Beh, Beh, Behhh !  »  !

NDLR : le collectif pourra fournir aux familles de la caserne BATTESTI de Mérignac qui le souhaitent, les documents officiels portant sur la présence d’amiante ainsi que pour la non conformité électrique des appartements.

Philippe demandera également par la suite des éclaircissements sur la nature des travaux de nettoyage qui ont été effectués à son insu, dans l’appartement que l’on lui a attribué d’office. Aucune réponse ne lui sera donnée.

Il n’aura jamais obtenu de propositions de relogement sur la caserne BATTESTI ou pour toutes autres casernes, sur le secteur de Bordeaux. Il continuera ainsi à être obligé de se loger à titre payant, pour assurer la continuité de sa présence au CTAC de Bordeaux.

En tout état de cause, ces deux saisines administratives ne seront pas prises en considération malgré des fondements plus que légitimes et les décisions finales seront uniformément, de faire établir un rejet complet des doléances de mon mari.

C’est ce que les militaires appellent désormais  » l’ effet C.R.M  », lié à un espace de non droit et surtout haut lieu d’occultation, pour les militaires en espérance de droit à obtenir une justice équitable comme à chaque citoyen.

http://matraquage-gend.com/reprise-de-service-au-catc-de-bordeaux/