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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 15:28

Le Point.fr - Publié le 20/11/2012 à 15:15 - Modifié le 20/11/2012 à 15:20

Le président du club de football d'Ajaccio sort de son silence. Sommé par Manuel Valls de dire ce qu'il sait, il livre au Point.fr sa vérité.

Si l'on souhaitait m'éliminer, pourquoi s'en prendre à d'autres ? interroge Alain Orsoni.

Si l'on souhaitait m'éliminer, pourquoi s'en prendre à d'autres ? interroge Alain Orsoni. © Pascal Pochard-Casabianca/AFP

Propos recueillis par CHRISTELLE CROSNIER ET CLARA PABAN

Dix-huit. C'est le nombre d'homicides totalisés depuis le début de l'année sur l'île de Beauté. Président de la chambre de commerce et d'industrie de Corse-du-Sud et secrétaire général de l'Athletic Club Ajaccio, Jacques Nacer est l'avant-dernière victime en date. Mercredi 14 novembre, il a été abattu dans son magasin de vêtements situé en plein coeur d'Ajaccio. Une exécution qui intervient tout juste un mois après l'assassinat de l'avocat Antoine Sollacaro. Et une semaine après celle d un entrepreneur du BTP tué par balles dans l'est de l'île mardi 20 novembre.

 

Considéré comme un proche de Jacques Nacer et d'Antoine SollacaroAlain Orsoni, 58 ans, président du club de football d'Ajaccio et ex-leader indépendantiste, déplore la rumeur selon laquelle il serait visé à travers ces assassinats. Il se dit victime d'un acharnement médiatique qui le condamnerait à mort en attisant les haines. Ses moindres déclarations sont scrutées. Dans son petit village familial de Vero, à une trentaine de kilomètres d'Ajaccio, il a peur pour sa vie, pour ses enfants et pour sa mère, âgée de 79 ans. Après 13 ans d'exil en Amérique latine et en Espagne, il est revenu sur sa terre natale depuis 2008. Aujourd'hui, il envisagerait de quitter la France. Il sort de son silence pour rétablir ses vérités.

Le Point.fr : Que se passe-t-il selon vous en Corse ? Pourquoi tant de meurtres ?

Alain Orsoni : On présente souvent la Corse comme la zone la plus criminogène d'Europe. Cela est faux, je veux dire que bien des crimes commis ailleurs n'existent quasiment pas en Corse, les crimes contre les enfants ou les vieillards, les rapts, les crimes à caractère sexuel par exemple. Cependant, il est vrai que le taux d'assassinats par arme à feu est extrêmement élevé, c'est dramatique et cela pour la Corse et les Corses avant tout. Cette situation est intolérable, le recours à la violence pour régler des différends de toute sorte est probablement l'héritage d'une histoire qui a profondément ancré dans l'âme de ce peuple une méfiance endémique envers la police et la justice qui demeurent dans l'inconscient collectif comme étrangers à notre pays. C'est pour cela que tout débordement à ce niveau est particulièrement mal vécu et renforce ce sentiment, même si ce type de comportement reste marginal. La situation politique de ces dernières années a entretenu cette méfiance... Lorsqu'un préfet de la République envoie ses gendarmes pour incendier des paillotes, cela laisse des traces et je ne connais aucune région française où cela puisse exister !

Après les meurtres de vos amis, notamment Antoine Nivagionni, Antoine Sollacaro et maintenant Jacques Nacer, vous n'avez pas l'impression que c'est votre garde rapprochée qui est assassinée ?

Cette question montre bien à mon sens le décalage entre la situation en Corse et la part de fantasme que vous, journalistes, même inconsciemment, vous entretenez. Les rumeurs prennent le pas sur la réalité. On parle beaucoup aujourd'hui des assassinats des proches d'Alain Orsoni. On a l'impression à travers la presse que le problème des meurtres en Corse est aussi simple que ça, on tue les amis d'Orsoni pour l'atteindre. Vous rendez-vous compte de l'inanité de cette analyse ? Par exemple Antoine Sollacaro, avocat célèbre, homme d'une grande probité, on l'aurait assassiné uniquement parce que j'étais l'un de ses multiples clients ! Parce qu'en effet je le connaissais depuis la fac et que nous avions une relation amicale ? Pourquoi ne pas s'en prendre à moi directement ? Jacques Nacer, président de la CCI, a été assassiné à son tour. On a raconté n'importe quoi. Je connaissais Jacques comme je connais énormément de monde en Corse. Je suis un homme public, j'ai été leader du nationalisme pendant de nombreuses années, j'ai été élu à l'Assemblée de Corse pendant sept ans, je suis président du club de foot de la ville... Je dois connaître au moins la moitié de la ville ! Jacques n'était pas du tout investi dans le foot comme on l'a dit, et encore moins nationaliste, c'était un homme de droite. Alors, là aussi, l'unique raison, c'est qu'il aurait eu le malheur de me connaître ? Cela ne vous paraît pas un peu juste ? Je crois que l'adage qui dit que moins on en sait, plus on en dit s'applique parfaitement à cette campagne de presse hallucinante et probablement orchestrée... Vous me parlez de "garde rapprochée", ces hommes ont-ils le profil de garde du corps ? Je voyais Jacques occasionnellement lors des matchs du club à domicile une fois par mois. Je ne voyais guère plus Antoine, même si je lui parlais régulièrement au téléphone et surtout parce qu'il était avocat de l'Athletic Club d'Ajaccio...

Vous n'avez pas une petite idée de la raison pour laquelle vos amis ont été tués ?

Concernant Antoine Sollacaro et Jacques Nacer, je n'ai jamais soupçonné un instant qu'ils puissent être victimes d'un meurtre. Jamais ! Je n'ai pas l'ombre d'une idée de qui a pu commettre une telle abomination. On dit : les Corses savent, Orsoni sait forcément des choses. Je sais et les Corses savent ce que disent les rumeurs et cela la police aussi le sait. Je peux également comme tout un chacun avoir des hypothèses, des soupçons sur telle ou telle bande susceptible d'avoir des ambitions malsaines. Cela d'ailleurs ne colle absolument pas avec ces derniers meurtres. Et imaginer, faire des hypothèses, est-ce que cela suffit ? Qu'attend-on de moi et des Corses en général ? Qu'ils aillent témoigner de leurs hypothèses, des rumeurs qui peuvent circuler et qui sont souvent fausses ? C'est absurde !

Pensez-vous qu'on puisse chercher à faire peu à peu le vide autour de vous pour vous atteindre ?

Je crois que je viens de répondre à cette question. Sachez que chaque matin je pars de mon village pour le stade vers 9 heures. Tous les soirs, je rentre chez moi entre 17 et 20 heures. Il est assez facile de s'en prendre à moi. Alors pourquoi multiplier les assassinats et les risques que cela comporte pour les criminels au lieu de m'attaquer directement ?

Vous avez échappé à une tentative d'assassinat il y a quelques années. On ressent quelles émotions après ?

Cette tentative a eu lieu en 2008, peu de temps après mon retour en Corse. Je n'y ai pas cru dans un premier temps tellement cela me paraissait énorme. Pourquoi ? Je n'ai aucun intérêt économique en Corse, je ne dérange personne. À moins qu'il ne s'agisse d'une rancune liée à mon passé. Mais, non, en fait les auteurs de cette tentative ont été arrêtés et même condamnés. Ils connaissaient les assassins de leur frère et ami, mais dans l'incapacité de les atteindre ils avaient décidé de s'en prendre à moi, car pensaient-ils, je ne pouvais pas ne pas savoir ! Hallucinant, je n'étais même pas en Corse à ce moment. C'est aussi cela, la Corse : la rumeur et le fantasme sont omniprésents.

Depuis, comment vivez-vous ? Vous avez des gardes du corps ?

Probablement d'une manière folle puisque je vis sans mesure de protection particulière. Je n'ai pas de garde du corps, je vis chez moi dans la maison familiale au village. Je vais travailler comme tout un chacun tous les jours et je m'occupe de mon club.

On a dit de vous qu'à l'époque du MPA (Mouvement pour l'autonomie de la Corse, NDLR) vous aviez un grand courage. Aujourd'hui, comment vous sentez-vous ?

Le courage est souvent proche de l'inconscience, il ne m'appartient pas de juger si je suis courageux. Mon père était un combattant dans les parachutistes et avait obtenu toutes les décorations possibles avec en plus 17 citations. Il me disait que le vrai courage, c'est de se lever tous les matins et de travailler pour nourrir sa famille. Mais bien sûr, ma famille et mes proches ont peur pour moi, cette campagne de presse renforce la peur, car ils pensent que même si c'est involontaire, c'est une incitation au meurtre... Et moi, j'ai peur pour eux dans la mesure où, s'il m'arrivait quelque chose, je sais quel traumatisme ce serait pour mes enfants, pour mon frère et pour ma mère qui a 79 ans et a déjà perdu un fils dans des circonstances dramatiques...

Il se murmure en Corse que votre femme serait partie avec votre fille et que vous n'auriez plus de leurs nouvelles, vous ne sauriez même pas où elles sont ...

Mon ex-compagne, dont je suis séparé depuis 2004, a en effet récupéré notre fille Alexandra en 2009 lorsque j'ai été scandaleusement détenu par la JIRS Marseille. Je dis scandaleusement parce que rien ne justifiait une mesure d'emprisonnement et d'ailleurs il a bien fallu me libérer... J'ai obtenu la garde de cette enfant au tribunal, mais compte tenu de ma situation, j'ai fait envoyer ma fille chez sa mère pour les vacances. Celle-ci en a profité pour disparaître, ma fille chérie n'a pas été scolarisée pendant plus de deux ans ! J'ai fini par retrouver sa trace et engager une action en justice au Mexique où elle se trouvait. La mère s'est alors enfuie à Cuba, dont elle est originaire, et je mène là-bas un combat judiciaire très compliqué pour récupérer mon enfant que je n'ai plus revue depuis le 9 juin 2009. Elle avait 7 ans, c'est une blessure profonde que je vis avec beaucoup de souffrance...

Votre frère s'est fait assassiner il y a quelques années. Un commando est rentré dans la prison d'Ajaccio, a tué ses meurtriers et s'est fait attraper une minute après. Vous avez déclaré dans un reportage que vous auriez aimé faire partie du commando. Vous ne pensez pas que les enfants des meurtriers ont grandi et se vengent en vous tournant autour ?

Je ne le crois pas, même si tout est possible, mais rien ne me permet d'avancer cette hypothèse.

Payez-vous aujourd'hui les années de guerre fratricide dans le milieu nationaliste ?

D'une certaine manière, oui, parce qu'elles ont contribué à salir mon image. C'est de là que sont nées les rumeurs sur le soi-disant affairisme. Je ne crois pas à une conséquence directe qui serait à l'origine des meurtres, et, encore une fois, on s'attaquerait directement à moi. Mais, évidemment, mon engagement dans la lutte nationaliste m'a valu bien des inimitiés et même des haines farouches. Y compris parmi certains policiers qui ne se sont pas gênés pour entretenir les rumeurs infamantes à mon égard...

Est-ce que la bande du petit bar, qui ne cache pas vous détester, pourrait être responsable des morts autour de vous ?

"On" est un pronom malhonnête, dit-on... Il ne suffit pas de penser que cela soit possible pour l'affirmer avec certitude, je ne dis que ce que je sais, pas ce que je peux imaginer ou ce que les gens disent...

Vous êtes très attaché à la Corse...

J'ai passé l'essentiel de mon enfance en Corse, entouré d'une famille aimante : mes grands-parents, mes parents, mon frère Guy aujourd'hui disparu. J'ai été élevé dans un petit village, les relations humaines y étaient fortes et chaleureuses, le corse était la langue véhiculaire. Nous avons vécu ensuite à Ajaccio, c'étaient les années de lycée. J'y suis resté jusqu'en 3e, en 1968.

Vous refusez l'étiquette d'homme d'affaires, comment vous présenteriez-vous, alors ? Qui êtes-vous vraiment ?

Je ne suis pas et je n'ai jamais été un homme d'affaires. Au fond, avant tout, j'ai été et je reste un homme de convictions, un militant. C'est tout de même ce qui a marqué ma vie pendant plus de vingt ans... Contrairement à ce que l'on peut raconter, c'est peu compatible avec les affaires. J'ai travaillé pour vivre, bien sûr, dans la restauration, j'ai été serveur, puis, plus tard, je me suis associé avec des amis pour ouvrir un restaurant. Mais ces tentatives ont été assez brèves. Quand j'ai décidé de quitter la politique en 1995, je me suis rapproché d'un ami de ma famille et il m'a employé comme consultant dans son entreprise. Je faisais d'ailleurs d'une certaine manière de la politique, puisque j'étais chargé de négocier des contrats pour sa société. J'étais donc au contact des politiques et des administratifs dans plusieurs pays d'Amérique centrale. Cette société travaillait dans l'industrie du jeu et exploitait des salons de jeux (machines) mais pas de casinos... Aujourd'hui, je suis gérant de l'AC Aiacciu, je perçois un salaire de 4 000 euros... Je n'ai aucune affaire en Corse ou en France, je ne suis pas même propriétaire d'un bien mobilier ou immobilier, je suis actionnaire d'une petite société au Nicaragua qui est loin de faire de moi un homme riche.

Était-ce un rêve de gosse pour vous de diriger un club de foot ?

Être président d'un club de foot n'a jamais été un rêve de gosse, je rêvais plutôt d'être footballeur... Mais j'ai toujours adoré le foot.

Comment arrivez-vous à survivre avec votre club d'Ajaccio, plus petit budget de Ligue 1, face au PSG et à ses investisseurs qataris ? Même pas un petit arrangement lors de transferts ?

La suspicion entretenue depuis peu sur le club et renforcée par les déclarations de M. Valls est totalement saugrenue et, qui plus est, absolument impossible. Nos comptes sont transparents et contrôlés par la Direction nationale de contrôle de gestion. Je peux vous dire que rien n'est laissé au hasard. Tout un chacun peut le vérifier et je permettrai à tous les journalistes qui le souhaitent de consulter nos chiffres. Ce tout petit budget nous permet à force de travail, de détermination, d'engagement, de nous maintenir dans l'élite du football français. Je trouve cela positif pour l'ensemble du football français, cela signifie que le fric n'est pas tout et c'est tant mieux. D'ailleurs nous ne rivalisons pas avec le PSG, nous sommes sur une autre planète, je n'ai pas le sentiment que cela constitue un crime. Nous n'achetons jamais de joueurs, nous n'en avons pas les moyens. Il n'y a bien sûr aucun arrangement lors des transferts ; comment cela serait-il possible d'ailleurs ? Lorsqu'un joueur libre signe à l'ACA, croyez-vous qu'il nous paye pour être sous contrat ? Comme il n'y a jamais de transactions suite à un achat, où irions-nous prendre de l'argent ? De plus, l'ACA est le seul club pro à ne pas avoir d'actionnaires et rien ne peut être redistribué. Tout est réinvesti dans le club.

Vous avez votre star à Ajaccio, Adrian Mutu, un footballeur à forte personnalité qui parfois dérange, vous retrouvez-vous en lui ?

Adrian est une star, certes, il a désormais 33 ans et le convaincre de signer chez nous aurait été impossible il y a seulement deux ans. J'ai passé l'âge de m'identifier à des idoles, mais il est vrai que j'apprécie le joueur et que je crois en lui pour nous apporter un plus au niveau de l'équipe par son expérience et son tempérament.

Comment avez-vous réussi à le convaincre de venir dans votre club ?

Il a aujourd'hui le plus gros salaire du club, mais ce n'est pas l'aspect financier qui l'a motivé, car c'est bien peu par rapport à ce qu'il gagnait. Il n'avait pas envie de partir au Qatar et le challenge lui a plu. La possibilité de vivre en Corse avec sa femme et ses enfants a sans doute joué aussi, et puis nous avons eu un excellent contact sur le plan humain.

Vous avez émis le souhait de quitter la présidence de l'ACA, est-ce vraiment pour le bien du club ou pour ne pas finir comme Dominique Rutily (président du club de foot de Calvi assassiné en ­1996 à la sortie d'un match à Hyères) ?

Rien n'est tranché pour l'instant même si j'ai toujours dit que je ne resterais que le temps de mener à bien les travaux du stade. Je me pose cette question uniquement par rapport au club et à l'impact négatif que peut avoir mon image, que l'on salit particulièrement aujourd'hui. Cela dit, la présidence n'est pas une fin en soi et je serai toujours à l'ACA qui est mon club de coeur et dont je suis dirigeant depuis 1992 ! Je n'ai aucune raison de parler avec les joueurs tant que cette éventualité ne sera pas tranchée avec les dirigeants.

Vous avez parlé d'un emballement médiatique qui vous a nui. Mais quand on se sent aussi menacé, pourquoi passer à la télévision (au Grand Journal le 16 novembre, NDLR) ?

Tout simplement parce qu'il est insupportable d'être carrément lapidé sur la place publique par tous vos confrères sans qu'aucune investigation digne de ce nom ait été menée... Comment pourrais-je accepter de ne pas réagir, de ne pas m'exprimer, même si j'ai conscience que mes quelques interventions sont une goutte d'eau dans la mer ! Je ne suis pas de ceux qui renoncent, je me bats avec mes faibles moyens pour dire la vérité même si elle ne convient pas aux amateurs de fantasmes en tous genres...

Certains vous disent grand séducteur - on vous surnomme "le bel Alain" - et manipulateur, que répondez-vous à ceux qui affirment que vous avez un discours rodé ?

Oui, j'ai acquis une certaine expérience de l'expression publique de par ma vie et mes engagements militants. Cela implique-t-il que je sois un manipulateur ? Je dis la vérité, je désespère d'être entendu, de rectifier les ragots, les mensonges, les a-priori. C'est la lutte du pot de terre contre le pot de fer et j'en ai conscience, mais j'en ai le devoir pour mes enfants, pour les miens.

Vous retournez en Corse bientôt ?

Bien sûr, je dois y passer des examens médicaux cette semaine. Je ne m'éloignerai pas tant que mon fils ne sera pas totalement blanchi, ce qui est inéluctable. (Son fils est en prison, il attend son jugement, NDLR.)

Qu'est-ce que vous seriez prêt à faire pour sauver votre fils ou assurer sa protection en prison pour qu'il ne lui arrive pas la même chose qu'à votre frère ?

Ce que je serais prêt à faire pour sauver mon fils ? Étrange question ! Ce que n'importe quel père serait prêt à faire : tout ! Je compte quitter à jamais la France dès que mon fils pourra partir avec moi, je suis fatigué de traîner les chaînes d'un passé qui me rend victime d'un acharnement insupportable.

Pourquoi n'avez-vous pas demandé de protection policière ? Est-ce que ce n'est pas suicidaire ?

Je ne désire aucune protection policière, je n'ai pas confiance. Cela peut paraître bizarre, mais j'ai vécu trop de situations qui me poussent à m'interroger. Par exemple, qui induit en erreur M. Valls aujourd'hui en lui soufflant de fausses infos, sur le club ou sur le fait que je saurais des choses ? Selon moi, certains policiers. Je ne mets pas en cause la police dans son ensemble, mais les magouilleurs, les manipulateurs comme il en existe partout et pas seulement à la BAC de Marseille ! Dans ces conditions et particulièrement en Corse, je ne peux accepter cette proposition. Je vous renvoie d'ailleurs au dernier communiqué du syndicat de police en Corse réagissant aux propositions de M. le Premier ministre... Il fait clairement allusion à la guerre des polices et à ses conséquences !

Pensez-vous que votre vie est brisée ?

En tous les cas, ma vie est compliquée et parfois très douloureuse, mais je suis de ceux qui se battent et ne renoncent pas. Dans la vie, il faut rester debout. Je continue donc de croire en l'avenir pour moi, mais surtout pour mes enfants. Et, non, je ne vis pas dans la hantise de la mort.

Si vous aviez une baguette magique et que vous puissiez revenir en arrière, que changeriez-vous dans vos choix et dans vos actes ?

Qui n'aimerait pas pouvoir influer sur sa vie en revenant sur les erreurs commises ? Bien sûr, l'homme de 58 ans n'est plus celui qu'il était à 20 ans et bien des choses ont changé. Mon parcours serait sans doute différent, non pas dans les choix d'engagement mais certainement sur la manière... Mais à quoi bon rêver à l'impossible, le possible est dans l'avenir et c'est assez difficile comme ça !

Pourquoi avoir accepté de témoigner aujourd'hui ?

J'ai accepté de témoigner parce vous m'avez promis de respecter ce que je dis sans rien changer. Parce que la diffamation dont je suis victime est une épreuve difficile à supporter et que je me dois de lutter pour mon honneur et celui des miens.

 

http://www.lepoint.fr/societe/exclusif-orsoni-en-corse-la-rumeur-et-le-fantasme-sont-omnipresents-20-11-2012-1531250_23.php

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  • Ce jour arrivant à  la soixantaine, j'avais un idéal de vie, débutant comme secouriste, puis Pompier de Paris, Policier à 20ans, poursuivant mes études pour ma carrière, puis....
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