Caserne Ambert de Cahors  Affaire de Cahors : le  début  d’une  descente  aux  enfers  pour  Philippe  L

Après avoir passé 5 années au Service Télécommunications & informatique de l’école de Gendarmerie de Chatellerault, là où il a côtoyé dans le travail Eric D avant que ce dernier ne soit affecté pour sa part à la création de l’école de Gendarmerie de Chateaulin , Philippe L demande également une mutation pour retrouver un travail qu’il affectionne particulièrement : se mettre au service des unités de Gendarmerie d’un département. C’est dans ce sens qu’il est affecté en avril 2002, au Groupement de Gendarmerie départementale du Lot, à la caserne AMBERT de Cahors. Cette affectation de poste spécialisé est orchestrée par le service RH régional de Bordeaux – PSOCA mais ne se fait pas dans les règles de l’art puisque Philippe y est affecté en sur – effectif de poste de gradé alors qu’une place reste bloquée et vacante à Rodez dans un même temps. 

NDLR : cette place de Rodez sera réservée à un sous-officier dont l’oncle est Général )

Philippe est à cette époque là, de grade de Maréchal des logis Chef et totalise 20 années de service dont 10 passées dans l’exercice de sa technicité.

Cela revient à dire que l’on affecte Philippe dans un lieu où il y a déjà un chef d’atelier, en fonctions, à grade égal. A cette époque, le régime de fonctionnement de la hiérarchie Gendarmerie est régit dans son ensemble par des textes purement militaires ( R.D.G ) et en ce sens, l’arrivée de Philippe dans ce service provoque quelques tumultes car le chef d’atelier en place a moins d’ancienneté et par définitions, risque de perdre ses responsabilités.

Le chef de service, l’ adjudant B.M et le chef d’atelier J-M.P auront à cœur de tout tenter pour que la venue de Philippe avorte, avec l’appui même de la hiérarchie du Groupement de Cahors mais en vain.

La Hiérarchie dirigeante prendra alors la responsabilité de laisser insidieusement le chef J-M.P en tant que chef d’atelier, du moins sur le papier mais sans que Philippe n’en soit réellement informé.

L’animosité du chef J-M.P à l’encontre de Philippe sera affichée dès le départ.

Philippe arrive donc dans un contexte de travail bien particulier mais pour lui, sa présence n’est justifiée que pour travailler au mieux, au nom du service dans lequel il vient d’être intégré , pour que soit également reconnu la qualité des services rendus. C’est donc dans ce sens que Philippe s’évertuera à donner le meilleur de lui – même et à oeuvrer pour le bien commun.

Le point positif pour cette période de travail qui commence est que le chef de service en place, l’adjudant B.M, a des qualités humaines et de management qui sont assez exceptionnelles. Tous les personnels travaillant alors sous ses ordres sont heureux de l’être et grâce à cela, l’ambiance de travail restera au beau – fixe jusqu’à l’été 2003, période à laquelle l’adjudant B.M bénéficiera d’une promotion et quittera Cahors pour rejoindre la ville de Toulouse.

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                              BMW K75

Dans un même temps, Philippe relève que des malversations sont effectuées dans la caserne où il travaille : détournements de matériels à l’atelier Télécom mais également des escroqueries sur les ventes aux domaines commises par le colonel J-P.R, lequel commande le Groupement de G.D : une motocyclette BMW K75 sera déshabillée complètement pour être vendue aux domaines ; tellement déshabillée qu’elle sera acquise pour épave contre une somme ridicule.

Avec la complicité du responsable Auto E.G, le colonel J-P.R ordonnera au pauvre ouvrier civil G.P, mécanicien moto en titre, de lui refaire à neuf cette motocyclette, poussant le vice jusqu’à la faire repeindre  » couleur Bordeaux  » à l’atelier de la Région de Gendarmerie de Toulouse, aux frais de la princesse ( et du contribuable ).

Philippe mais aussi la plupart des gendarmes de la caserne AMBERT ont vu ces malversations et méfaits se produirent mais en pareil cas, que croyez vous qu’il se passe, pour la troupe ?

Bien évidemment, tout gendarme se devrait de dénoncer ce genre d’exactions commises en interne mais lorsque justement, les auteurs sont les propres chefs hiérarchiques qui notent, qui jugent le comportement du militaire de la base, personne n’ose franchir ce pas, qui est réputé d’être lourd de conséquences, surtout pour sa propre suite de carrière. En règle générale et en définitive, la plupart des gendarmes du rang rentrent la tête et adoptent le principe du  » rien vu, rien entendu  », par peur de représailles.

Un nouveau chef de service, de grade d’adjudant-chef arrive alors à l’atelier où travaille Philippe. Des divergences de point de vues apparaissent d’emblée avec ce nouveau responsable, de part les mensonges grossiers et les attitudes douteuses de ce dernier. La plupart des personnels s’aperçoivent qu’ils ont affaire à quelqu’un de très particulier. Le chef J-M.P verra tout de suite son intérêt à être bien vu par ce nouveau responsable et en s’acoquinant avec lui, il affichera dès lors une barrière voulue entre eux et le reste des personnels de l’atelier. Rapidement, cet adjudant-chef décrétera qu’il ne veut voir comme seul chef d’atelier que le chef J-M.P.

Philippe aura deux lettres de félicitations pour la reconnaissance de son travail effectué, entre 2003 et 2004. Philippe est donc maintenant relégué aux oubliettes. Il le prend bien évidemment très mal, lui qui s’est beaucoup investi dans le travail pendant ces deux années consécutives, lui qui concoure également à l’avancement, au même titre que le chef J-M.P. Ultérieurement, cet état de fait sera confirmé car au moment de la notation annuelle qui s’ensuivra, Philippe sera  » saqué  », ce au profit du chef J-M.P. C’en est tellement injuste que Philippe décide alors d’aller en parler avec l’officier adjoint du commandant de Groupement. Ce dernier écoute les doléances de Philippe, consulte les dossiers militaires de Philippe et de    J-M.P :  il s’aperçoit alors que la réglementation militaire n’a pas été respectée  ( R.D.G ).

Il s’ensuivra une note de service officielle, stipulant que le chef d’atelier en titre est bien Philippe et non pas J-M.P. Ce dernier crie au scandale et ne digère bien évidemment pas la chose. Son animosité envers Philippe sera définitivement affichée et dès lors, bien ressentie comme telle. Cela n’empêchera pas le chef J-M.P de s’installer dans le même bureau que l’adjudant chef L.E ; le restant des personnels sous-officiers de l’atelier étant dans un autre bureau, avec Philippe. Durant cette période, Philippe s’apercevra que l’adjudant-chef L.E a commis des indélicatesses caractérisées, c’est à dire des détournements de matériels provenant de ses affectations précédentes ( ordinateur portable, téléphones portables, outillage de marque Facom, perceuses, visseuses, hub informatique, … ). Ce dernier a également ramené son véhicule personnel ( Renault Laguna ) de l’île de la Réunion où il était précédemment en poste. Ce véhicule n’est pas en très bon état.

Philippe surprendra cet adjudant – chef durant une permanence technique de week – end entrain de ponctionner des pièces sur le véhicule de service Renault Laguna Break de l’atelier lagunaTélécom. Des pièces seront échangées. Le véhicule de service affichera dès lors des dysfonctionnements relatifs au système de chauffage. Dans un même temps, cet adjudant-chef construit sa maison sur Limoges, ville distante d’environ 200 km de Cahors. Les compteurs kilométriques des véhicules de service de l’atelier s’affoleront lors des permanences techniques de week-end de cet adjudant-chef, laissant penser aux personnels de l’atelier que ce dernier montait régulièrement sur Limoges pour y aller voir l’avancée de ses travaux de construction ( ce dernier montrait d’ailleurs régulièrement aux personnels et ce avec une certaine fierté, des photos numériques de sa maison en construction ) ;  aux yeux des personnels de l’atelier, il n’était pas très concevable et très convaincant qu’il ait fait plus de 400 km sur un week-end, tout en étant resté aux alentours de Cahors. Faux en écritures il y eut donc sur les carnets de bord des véhicules de service, visés bien sûr par ce même adjudant-chef.

Philippe fut également témoin dans les locaux de l’atelier Télécom de Cahors, du chargement plus que douteux de la Renault Laguna de cet adjudant-chef ; ce dernier ayant remisé pour une nuit son véhicule en lieu et place du Renault traffic, dans l’alvéole réservée au stationnement des véhicules de service.

Des tourets de câbles téléphoniques appartenant à la Gendarmerie, de l’outillage, des fournitures habituellement usitées pour les travaux de service ( vis, chevilles, … )  :  une voiture chargée à bloc, avec une vieille couverture par dessus pour cacher le tout  !

Philippe en fera la remarque à ses collègues dès le lundi suivant et en particulier au chef J-M.P  lors de la séance café du matin.

Nul doute que cela ne fut que répété au chef de service L.E  car leurs relations devinrent par la suite, plus que tendues.

Un incident survint alors à l’atelier Télécom de Cahors puisque le chef J-M.P, réputé pour être non seulement une  » grande gueule  » mais aussi pour être un personnage assez violent dans ses comportements,  s’en prit alors à l’intégrité physique du gendarme E.G, technicien de l’atelier. Après une altercation verbale violente, ces derniers en vinrent aux mains. Le responsable de cette altercation n’était ni plus ni moins que le chef J-M.P.

Le chef de service L.E prendra la défense de  J-M.P et œuvrera pour faire virer du service le gendarme E.G, comme un malpropre. Insidieusement, le Gendarme E.G sera affecté dans un autre service de la même caserne. Il y est encore à ce jour mais n’a jamais pu digérer le mal que ces personnages lui ont fait, le privant ainsi des satisfactions que lui apportaient son ancien travail et surtout de la reconnaissance de l’ensemble des personnels des unités de la Gendarmerie du Lot car il faut dire que le Gendarme E.G avait de grandes compétences reconnues en informatique, entre autres.

En mai 2005 et alors que le chef de service, l’adjudant-chef L.E  est absent, mon mari Philippe L et  le chef  J-M.P redescendent dans le bureau de ce dernier alors que les autres collègues de Philippe sont restés au local café, distant de seulement quelques mètres. Les portes sont d’ailleurs grandes ouvertes.

Pour une raison que Philippe ne comprendra jamais et alors qu’ils parlent du déroulement de la journée de travail à venir, le chef J-M.P n’étant pas d’accord avec les points de vue de mon mari, s’emporte et agresse Philippe :
clé aux cervicalesIl le met à terre violemment tout en vociférant, lui fait une clé aux cervicales, ce qui empêche Philippe de respirer normalement. Philippe arrive à un moment à lui dire qu’il lui fait très mal, sentant ses vertèbres craquer. Une bonne minute vient de se passer avant que J-M.P ne le relâche, tout en continuant à hurler. Ce dernier partira alors en chantier avec deux sous -officiers du service, comme s’il ne s’était rien passé, laissant Philippe complètement pantois et surtout très affligé par ce qu’il venait de se passer.

Le midi – même, alors que je vais chercher ma fille à l’école Jeanne d’Arc de Cahors, lieu où sont également scolarisés les enfants du chef J-M.P, je suis agressée verbalement et publiquement par ce dernier, en présence d’une amie, épouse du chef  T.F, technicien TAI qui travaille avec Philippe dans le même service mais aussi devant d’autres épouses de Gendarmes de la caserne AMBERT. Le chef J-M.P m’afflige verbalement du terme  » langue de pute  » ; il vocifère plusieurs autres insultes à mon égard et à un moment, mon amie et moi croyons qu’il va nous sauter dessus ( ! ) tellement il s’énerve et ne se contrôle guère plus, puis s’en va, l’air de rien, l’air de quelqu’un avec qui il ne s’est rien passé. Au retour, j’en parle à mon mari. Philippe me dit qu’il a envie de porter plainte mais que néanmoins, il verra avec le chef de service L.E, dès que ce dernier reviendra.

Il en parlera donc et bien que Philippe lui évoque l’altercation ainsi que pour les insultes publiques délivrées à mon encontre, le chef de service L.E, décide qu’il n’y aura pas de suites car cela serait évidemment extrêmement malvenu d’en aviser la hiérarchie dirigeante de la caserne AMBERT, aux vues de ce qu’il s’était produit précédemment pour le gendarme E.G.

Philippe vivra très mal cette suite d’événements. Il n’adressera plus la parole à J-M.P, du moins pour un bon bout de temps. Il préférera s’acharner au travail, lui évitant ainsi de trop y penser.

Philippe aura des douleurs consécutives à cette agression. Ces douleurs seront traitées par la prise ponctuelle de médicaments anti-inflammatoire. Le climat très chaud de Cahors fera que ces douleurs seront moins ressenties que si Philippe s’était trouvé dans une région froide et humide.

Une année se passera tant bien que mal pour que presque jour pour jour, à la même époque, lors d’un transport d’appareils électriques extrêmement lourds ( onduleur ), le chef J-M.P bousculera, visiblement de façon voulue Philippe car il voyait qu’il était en difficulté pour porter l’un des appareils. Philippe ressentira alors une très vive douleur aux vertèbres cervicales, là même où le chef J-M.P l’avait serré un an auparavant. Par la suite, il sera obligé d’aller consulter un médecin car les anti-inflammatoires ne suffiront plus, la douleur étant là en permanence. Une inscription au registre des constatations sera établie avec néanmoins un rapport circonstancié rédigé dans le sens le plus basique du terme, par Philippe. Ce rapport n’évoquera pas l’agression de l’année précédente et encore moins les situations de litiges perdurant dans cette caserne et dans ce service en particulier.

Philippe a eu le tort de se taire, de ne pas oser dénoncer tout de suite ce qu’il avait subit.

Il a pris sur lui comme le font parfois ceux qui ont un caractère trop réservé ou qui ont trop à coeur le sens des convenances.

Philippe passera plusieurs radiographies, des scanners ainsi qu’un IRM pour finalement s’apercevoir qu’il a deux vertèbres cervicales touchées. Il s’ensuivra une opération de type  » thermo-coagulation  » d’un nerf situé entre les deux vertèbres, ce de façon à le rendre insensible. Cette opération n’aura pas les effets escomptés et dès lors, Philippe sera mis sous médicaments, qualifiables de lourds, de part les posologies prises ; IXPRIM dérivé de morphine, MYOLASTAN, STILNOX, …

S’en suivra 112 jours d’arrêt de maladie pendant lesquels les individus L.E  et  J-M.P viendront voir Philippe dans notre logement de fonction pour lui demander de revenir travailler car ils ne font plus face dans le travail ( ! )

Pendant son arrêt de maladie, Philippe et l’individu J-M.P passeront au grade d’adjudant, au même moment.

Notons que Philippe se verra attribuer la qualification D.Q.S.G  2° partie  le  01/01/2007.

Philippe, avec ces prises médicamenteuses lourdes ne sera dès lors plus lui même, anéanti complètement. A sa reprise de travail et étant toujours sous médicaments, le fameux et réputé médecin militaire de Rodez ( vaccinator ) lui interdira la conduite automobile, du moins pour un certain temps.

Ne pouvant pas faire de fait et normalement ses permanences de week – end, le lieutenant L.E ( eh oui, non reçu au concours de major en premier jet mais rattrapé par le premier effet PAGRE, il est promu officier ! ) et l’adjudant J-M.P feront en sorte de dénigrer, lors de leurs passages dans les bureaux administratifs du Groupement de Gendarmerie de Cahors, le fait qu’il est parfaitement anormal de voir un sous – officier tel que l’adjudant Philippe L, qui n’a visiblement plus sa place en Gendarmerie. Il serait même presque bon de le mettre à la réforme si cela s’avérait nécessaire et c’est en ce sens que cela fut stipulé à Philippe, par le CEN C , adjoint au commandant de Groupement, qui marqua alors le coup en s’appuyant et en se justifiant sur une fameuse circulaire provisoire qui faisait visiblement une chasse aux sorcières, aux personnels atteints de maladie en Gendarmerie. Lors de cet entretien et avec les invectives appuyées des chefs du service Telecom, Philippe sera alors contraint et malgré ses volontés, à devoir établir une fiche de voeux pour obtenir un poste, soit disant plus adapté à sa situation médicale.

Pour parfaire le tout, sur les préceptes du transmis du lieutenant L.E et appuyé par le CEN C, la  notation 2007 de Philippe fut affublée  des mentions médicales suivantes :

 » limité désormais médicalement dans son potentiel physique, il doit être orienté selon ses voeux vers un emploi sédentaire …  ».

Depuis quand autorise t-on ce genre de discrimination, en particulier sur la feuille de notation d’un agent de l’état ?  Notre collectif s’est renseigné, en particulier auprès même de syndicats de personnels travaillant pour la défense et la réponse en est définitivement :  Non Autorisé

Cela relève de critères de discrimination professionnelle et revêt d’un caractère aggravant qui dans le cas présent, n’est ni plus ni moins qu’une mise au placard déguisée.

Retenez bien le niveau de notation que  mon mari Philippe  a pour cette année là, en tant qu’adjudant :  11 / 16  pour la troisième année consécutive, à peine mieux qu’un gendarme bien noté et non déméritant.

Une fiche de voeux sera donc établie après que Philippe fut reçu en entretien par le capitaine R, officier SIC de la Région de Gendarmerie de Toulouse. Lors de cet entretien diligenté par le lieutenant L.E de Cahors et après que Philippe eut évoqué les choix d’affectations qu’il comptait voir mentionnés, ce capitaine lui précisa qu’il serait bon qu’il rajoute un choix supplémentaire, à savoir une affectation en école de Gendarmerie, en particulier au centre nationale de formation des techniciens SIC situé sur la ville du Mans. Il dit à Philippe que cela serait bon pour sa carrière et que le travail lui plairait sûrement. Philippe, sous médicaments lourds n’y trouva rien à redire et rajouta ce choix que lui avait dicté cet officier, à qui il accréditait et accordait sa confiance.

( NDLR : l’officier SIC R venait du centre national de formation des techniciens SIC du Mans avant d’être affecté à la R.G de Toulouse ).

L’adjudant J-M.P arriva donc à ses fins, en se trouvant définitivement débarrassé de Philippe, après cinq années passées à ses côtés.

Philippe et notre famille constituée avons quitté Cahors, le coeur gros, à la fin juillet 2007.

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