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Brigade Fluviale : 100 ans sur le devant de la Seine

C'est le 30 juin 1900 que Louis Lépine met en place un service chargé de la surveillance de la Seine, parallèlement au Service Spécial de la Navigation. Les gardiens de la paix de la Brigade Fluviale ont alors pour missions de veiller à l'application des règlements en matière de navigation et d'assurer la police des ports et des berges. La compétence de ses effectifs a valu à la Fluviale un succès immédiat, entraînant le maintien de son existence.

Placée sous l'autorité de l'Inspecteur Général de la Navigation, la Brigade est composée, à ses débuts, d'une vingtaine d'agents plongeurs. Les années passant, ses missions prennent de l'importance, ses effectifs augmentent comme le nombre de ses embarcations. En 1904, sa compétence est étendue à toutes les communes situées dans le ressort de la Préfecture de Police. En 1906, elle comprend un effectif d'une quarantaine de policiers.

Lors de la grande crue de 1910, elle prouve de nouveau ses compétences, notamment en portant secours aux personnes mises en difficulté ou en danger par la montée des eaux. Depuis, elle s'est vu attribuer une mission complémentaire de secours en temps d'inondation.

Aujourd'hui, la Brigade Fluviale est une unité spécialisée de la Direction de la Logistique. Basée quai Saint-Bernard, dans le 5e arrondissement, à proximité de la gare d'Austerlitz, elle assure une surveillance permanente sur le fleuve, les rivières, les canaux et les plans d'eaux du SGAP de Paris (c'est-à-dire Paris et la Petite Couronne), soit 157 kilomètres de cours d'eau. Elle peut intervenir à toute heure du jour ou de la nuit pour des missions de prévention, de répression, de secours, d'assistance, de surveillance ou des services officiels.

Des policiers passionnés

Une cellule de formation composée de six fonctionnaires suit les effectifs dans le domaine de la réglementation et veille à l'entraînement régulier des agents dans le cadre des opérations subaquatiques, des actions de secourisme et de la conduite nautique, dont le pilotage du remorqueur-pousseur L'Île-de-France.

Le reste du personnel est réparti en quatre brigades de huit fonctionnaires chacune, assurant une permanence 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, avec des services de 12h30 le jour et de 12 h la nuit.

Une sélection rigoureuse

Ne devient pas membre de la Brigade Fluviale qui veut. La sélection est rude ; seulement un quart des candidats environ sont pris. Les épreuves de sélection ont lieu en fonction des départs.

Les épreuves pratiques en piscine consistent en une nage chronométrée de 200 m, une épreuve de sauvetage avec mannequin, trois épreuves d'apnée de 20 secondes chacune sur une distance de 15 m et avec un temps de récupération de 5 secondes, et une épreuve de nage avec palmes de 400 m chronométrée, avec une bouteille de plongée de 13,8 kg.

Elles sont suivies d'une épreuve orale de secourisme et de réanimation, puis d'une épreuve d'aviron (godille et rame) et de matelotage (qui consiste à réaliser des noeuds marins), et enfin d'une épreuve portant sur la connaissance de la réglementation de la navigation.

Une formation pointue

Parmi les policiers de la Brigade, 35 ont la qualification de Scaphandrier Autonome Léger (SAL). 7 sont moniteurs de plongée, 7 sont moniteurs de secourisme et 6 sont maître nageurs sauveteurs. En outre, ils sont presque tous titulaires du certificat de navigation fluviale qui permet le poussage et le remorquage des bateaux ou convois jusqu'à 55 m de long et 11,40 m de large. La formation en plongée est dispensée par des moniteurs qui assurent les entrainements des nouveaux arrivants ainsi que le recyclage des anciens. Ils encadrent les plongeurs lors de stages de formation qui ont lieu au Centre National d'Instruction Nautique de la Gendarmerie d'Antibes avec qui a été signée une convention de partenariat. Une école de manoeuvres assure une formation et un recyclage permanent des équipages au pilotage des bateaux et au matelotage, la formation de base étant assurée aux cours de stages suivis auprès du Centre de Formation des Apprentis de la Navigation Intérieure (CFANI), situé sur l'écluse de Bougival (78).

Un matériel en constante évolution

Depuis 1900, les barques en métal ont fait place aux bateaux à coque en plastique puis en résine et en aluminium. Les matériaux utilisés pour la plongée ou la réanimation ont également beaucoup évolué, devenant à la fois plus maniables et plus efficaces. "Les plongées opérationnelles en Seine durent en moyenne 1 heure 30, à environ 6 mètres de profondeur, dans une eau qui atteint en hiver la température de 3° C, dont les courants sont parfois très forts et dangereux, et qui ne laisse pas plus de 30 centimètres de visibilité en temps normal et au maximum un mètre par temps exceptionnel", explique le commandant adjoint au chef de la Brigade, lui-même plongeur. "C'est pourquoi les plongeurs s'entraînent chaque semaine en bassin (fosse de Charenton ou de Villeneuve-la-Garenne), pour être au meilleur de leur forme physique et pour entretenir les bons réflexes".

Des missions complexes et variées

"L'essentiel des missions de l'unité est de veiller, sur son domaine de compétence, à la sécurité des personnes et des biens", explique le commissaire, affecté depuis un an à la Brigade et ancien plongeur-démineur de la Marine Nationale. "Cela se réalise autant par des actions de secourisme et d'assistance que par des opérations de contrôle de la navigation, de maintien de l'ordre et de respect de la réglementation sur les voies d'eau, les plans d'eau et les berges".

En tant qu'officiers ou agents de police judiciaire, les fonctionnaires de la Brigade Fluviale sont tenus d'intervenir pour tous les crimes, délits et contraventions constatés sur les cours d'eau ou leurs berges. Ils peuvent, à la demande de l'autorité judiciaire, procéder à des recherches d'objets immergés (armes, véhicules, bijoux, explosifs), de cadavres, ou encore à des reconstitutions de scènes de crimes.

Ils disposent d'un radar pour contrôler la vitesse des bateaux. Ils peuvent également avoir un rôle d'expertise technique dans des enquêtes dirigées par d'autres services ou pour l'organisation de manifestations nautiques grand public.

Les bateaux et leurs missions

  • l'Île-de-France, remorqueur-pousseur de 22,5 mètres, 1200 chevaux : surveillance des cours d'eau, secours aux personnes, assistance aux bâtiments en difficulté, relevage de véhicules immergés, plate-forme de plongée, maintien de l'ordre.
  • Bourgogne, vedette rapide de 11 mètres, 2 x 275 chevaux : surveillance des cours d'eau, sauvetage des personnes, sécurité des services nautiques et cérémonies.
  • Touraine, vedette de ronde de 13 mètres, 160 chevaux : surveillance des cours d'eau, sauvetage des personnes, assistance aux bâtiments en difficulté.
  • Provence, vedette de ronde de 8 mètres, 200 chevaux : surveillance des cours d'eau, sauvetage des personnes, surveillance des déplacements de personnalités.
  • Bretagne, remorqueur-pousseur de 12 mètres, 370 chevaux : surveillance des cours d'eau, sauvetage des personnes, assistance aux bâtiments en difficulté.
  • Charente, hors-bord de 8 mètres, 225 chevaux : surveillance des cours d'eau, sauvetage des personnes.
  • Cormoran, pneumatique de 6 mètres, 150 chevaux : surveillance des cours d'eau et plans d'eau, sauvetage des personnes.
  • Sillinger 01, 02 et 03, pneumatiques de 90, 30 et 20 chevaux (de 4 à 6 mètres) : surveillance des cours et plans d'eau, sauvetage des personnes.

La Brigade Fluviale dispose également de trois véhicules terrestres, d'un fourgon de Police-Secours et de deux 4 x 4 pick-up bâchés qui servent au transport des embarcations légères.

Une année à la Fluviale

La Brigade Fluviale de la Préfecture de Police est la seule existant au sein de la Police Nationale. Elle est aussi la plus grosse unité fluviale de France. En 1999, ses policiers ont effectué près de 2 500 sorties sur Paris et la Petite Couronne (près de 7 par jour en moyenne), soit :

  • 88 repêchages de personnes vivantes
  • 47 repêchages de cadavres humains, et 8 de cadavres d'animaux
  • 51 repêchages de véhicules
  • 166 opérations de secours à des bateaux
  • 9 conduites au commissariat
  • 13 interventions sur des pollutions
  • plus de 1 500 rondes.

Ils ont également assuré la surveillance de :

  • 48 fêtes nautiques
  • 50 déplacements officiels
  • 16 chantiers sur les ponts et les berges
  • 39 manifestations diverses (bals, feux d'artifices, inaugurations)
  • 2 tournages de films.

Le remorqueur-pousseur L'Île-de-France

Le plus gros "véhicule" de la Préfecture de Police est un concentré de puissance et d'astuces.

Avec ses 22 mètres de long, ses 1200 chevaux, ses 2, 20 m de tirant d'eau et 3 m de tirant d'air, le remorqueur-pousseur L'Île-de-France, en service à la Préfecture de Police depuis le printemps 1998, est unique en son genre. "Nous avions besoin d'un bateau puissant, capable d'assurer des missions d'assistance, de secours et de lutte contre la pollution, et qui puisse aussi assurer des missions de maintien de l'ordre", explique le commandant adjoint au chef de la Brigade Fluviale.

L'Île-de-France est donc bien un bateau de police, avec tout ce que cela implique en matière de sécurité : le groupe électrogène est doublé d'un second alternateur qui prend le relais en cas de panne ; des alarmes permettent d'éviter toute intrusion dans chacun des compartiments du bateau.

En cas d'incendie, L'Île-de-France peut non seulement porter secours au bateau en flammes, mais également s'auto-asperger. La cale est compartimentée au moyen de portes étanches. Enfin, pour couvrir les 157 km de voies navigables du SGAP de Paris (Paris et Petite Couronne), il fallait un bateau opérationnel sur la durée. C'est pourquoi le poste d'équipage est doté d'une petite cuisine. L'ensemble des eaux est traité et assaini avant d'être rejeté en Seine..

Source Préfecture de Police

Fondée en 1900 par le Préfet de Police Louis Lépine, la Brigade Fluviale demeure aujourd'hui fidèle à ses premières missions : contribuer à la sécurité des voies navigables à Paris et dans la Petite Couronne.

100 ans après, elle flotte toujours. La Brigade Fluviale, fondée en 1900 par le Préfet de Police Louis Lépine pour l'Exposition universelle, devait à l'origine n'avoir qu'une durée de vie limitée. Un siècle et des milliers d'interventions plus tard, elle fête son centenaire, bon pied bon oeil, avec toujours le même objectif : assurer la sécurité des usagers et des riverains de la Seine, de ses affluents et de leurs canaux.

"Les policiers de la Fluviale sont tous très attachés à leur service, explique le commandant adjoint au chef de la Brigade". Passionnés de plongée, de natation ou de navigation, ils ont choisi cette filière pour pouvoir participer à des missions de sauvetage maritime tout en exerçant leur métier de policier. Certains d'entre eux sont même formateurs de moniteurs de plongée, et pratiquement tous sont titulaires du certificat A de navigation fluviale (remorquage-poussage). Cependant, ce ne sont pas tous, comme dans les années 1950-1960, d'anciens marins, d'anciens pêcheurs de la marine marchande ou des fils de marins. Ce sont plutôt des hommes et des femmes attachés au monde de la navigation par vocation personnelle.

"Les effectifs actuels sont de soixante fonctionnaires, tous pilotes de bateaux". Le commandement est assuré par un commissaire de police, assisté par un commandant, un lieutenant de police et deux brigadiers-majors. Un secrétariat assure la gestion administrative des activités de la Brigade, et une cellule de logistique, placée sous la responsabilité d'un brigadier, garantit la disponibilité permanente du matériel. Cette dernière comprend six mécaniciens, deux peintres, un menuisier et un cordier magasinier.

La qualité et le bon entretien du matériel sont essentiels pour assurer le déroulement satisfaisant des missions. "Comme tous les corps de métier sont représentés dans la Brigade, l'entretien courant est fait en interne par les techniciens de la base", explique un sous-brigadier, le plus ancien plongeur de la Fluviale (37 ans de service).

Pour couvrir l'ensemble de ses missions et s'adapter à chaque type d'interventions, la Brigade Fluviale dispose de onze embarcations amarrées près des quatre pontons flottants qui font office de bureau, de poste de secours, d'atelier et de base de ravitaillement.
Traditionnellement, chaque bateau est baptisé du nom d'une province française. Un dock élévateur permet de caréner les embarcations (pour nettoyer leur coque).

En matière de secours, d'assistance et de surveillance, ils repêchent et réaniment les personnes tombées à l'eau, assèchent et réparent les coques des embarcations en péril, décèlent, signalent, et repêchent les véhicules immergés, préviennent les dangers d'inondations lors des crues du fleuve. Pour ce faire, ils s'exercent régulièrement à des manoeuvres d'hélitreuillage avec la base d'hélicoptères de la Sécurité Civile de Paris.

Enfin, ils contrôlent les bateaux des compagnies de tourisme de la Seine, le respect des normes sonores par les établissements nautiques recevant du public (restaurants, boîtes de nuit...) et les convois de marchandises ; ces derniers transportent parfois l'équivalent d'une cargaison de 250 camions ! Dans ce cadre, les fonctionnaires travaillent en collaboration avec la Commission de Surveillance du Ministère de l'équipement des transports et du logement qui délivre les permis de navigation et les certificats de capacité.

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  • : Néo IGS Police -Ma vie détruite par la POLICE des Polices ( IGS )ou tristesse perpétuelle
  • Néo IGS Police -Ma vie détruite par la POLICE des Polices ( IGS )ou  tristesse perpétuelle
  • : Ma vie, de ma naissance à ce jour, qui n'avait pas si mal débutée, puis arrêtée totalement moralement suite à une bavure de la Police des Polices, Pas de vie, ni femme ni enfant.
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  • Ce jour arrivant à  la soixantaine, j'avais un idéal de vie, débutant comme secouriste, puis Pompier de Paris, Policier à 20ans, poursuivant mes études pour ma carrière, puis....
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